Alternatives chromatation

Par alternative (à la chromatation), nous entendons toute solution technique permettant d’obtenir la même fonctionnalité finale que celle recherchée (que la chromatation).

Cette solution peut être une alternative à trois niveaux différents : il peut s’agir d’une alternative “produit”, d’une alternative “procédé” ou d’un système “traitement de surface”totalement différent.

Dans le premier cas, le procédé reste le même, c’est-à-dire une conversion, mais le produit utilisé est différent – c’est typiquement le cas d’une zirconatation.  Dans le deuxième cas, le procédé change – c’est le cas d’un revêtement par des silanes.  Enfin, le système peut changer de manière plus globale.  C’est par exemple le remplacement d’un acier zingué chromaté par un inox, ou le remplacement pour une autre gamme de traitement de surface.

A l’heure actuelle, le “sans chrome” est un argument commercial.  Cet engouement a suscité une vague de termes commerciaux, parfois étonnants, pour les alternatives à la chromatation.  Citons par exemple les suivants.

  • chromatation sans chrome

  • chromitation ou chromiting

  • chromatation “verte”

Au-delà de ces questions de vocabulaire, beaucoup de traitements proposés comme alternatives à la chromatation ont des propriétés bien supérieures et ne répondent donc pas au cahier des charges initial du traitement.  De plus, certaines alternatives proposées ont des implications techniques et environnementales très différentes de la chromatation, qui doivent être évaluées.

Il est important, lors de l’évaluation d’une alternative, de bien définir le cahier des charges d’une pièce. 

Lorsqu’une alternative proposée offre non seulement une résistance au brouillard salin plus élevée que la chromatation mais, en plus, une résistance à l’usure et à l’abrasion particulière, une couleur donnée,…, il est très vraisemblable que le coût de cette alternative n’est pas comparable.

Aide au choix d’une alternative    

Si l’établissement du cahier des charges constitue déjà une première base pour le choix d’une alternative, il est intéressant de se poser également les questions suivantes pour évaluer une solution alternative, que l’on soit donneurs d’ordre, ateliers intégrés ou sous-traitants.

    - Quelle est la toxicité de la couche obtenue ?

    - Quelle est la toxicité des produits utilisés ?

    - Comment se traitent les déchets ?

    - Comment s’effectue la gestion de la ligne, au point de vue technique et environnemental ?

    - Quel est l’impact de ces changements sur les rejets aqueux, atmosphériques et les déchets solides ?

    - …

Différents types de chimie peuvent être utilisées pour protéger les surfaces contre la corrosion et remplacer les traitements à base de chrome hexavalent.

Les alternatives proposées aujourd'hui sont:

    - Les traitements à base de chrome trivalent

    - Les traitements à base de zirconium et/ou titane

    - Les revêtements organiques minces (ROM)

et les traitements basés sur la chimie du silicium parmi lesquels on trouve différentes formulations et procédés:


    - Silanes aqueux

    - Silice colloïdale

    - Sol gel

    - Traitements par plasma (basse pression ou pression atmosphérique)

Ces différentes chimies sont décrites dans ce site. Les pages décrivant la chromatation et la phosphatation sont également ajoutées à titre de comparaison.

L’analyse de l’impact économique du remplacement d’un procédé par un procédé alternatif est une question délicate faisant intervenir de très nombreux facteurs.  Chaque cas est unique et nécessite de prendre en compte le choix du traitement alternatif par rapport à l’atelier de traitement de surface concerné, en vue d’estimer les modifications à apporter à l’atelier de traitement de surface existant.  Cette réflexion, très importante, doit être prise en compte, dès à présent, au sein des entreprises sous-traitantes du secteur des traitements de surface.  Pour certaines d’entre elles, cette problématique conditionne la survie même de l’entreprise, vu le besoin de s’adapter aux exigences nouvelles des donneurs d’ordre.

A côté des investissements à réaliser, il faut également considérer les possibilités de subventions dont peut bénéficier l’entreprise, qu’il s’agisse des subventions (subsides, avances récupérables) liées à l’investissement proprement dit, à l’amélioration du respect environnemental des procédés, ou d’aides à la consultance en vue de préparer ces investissements.


 




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